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1 Fév 2008, 3:14
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Histoires d’animaux

Moutons, Ascain, France

Moutons, Ascain, France

Je n’ai jamais eu d’animal domestique. J’ai presque toujours vécu en ville et avec trois enfants, j’en n’ai jamais ressenti le besoin. Je ne suis donc pas la meilleure personne pour vous parler d’animaux mais les anecdotes suivantes n’ont rien avoir avec Toutou ou Minette. Je garderai mes commentaires sur les hôtels pour animaux pour une autre fois…

L’intrusion non sollicitée d’animaux dans le cours de nos vacances est d’une toute autre nature. En voici quelques exemples.

En voyage dans le pays basque en France, nous avions loué une chambre à Ascain dans une très jolie maison à l’architecture traditionnelle; j’aime bien les chambres d’hôte à la campagne quand elles offrent un bon confort. Je me rappelle encore du lever du soleil sur les montagnes qui laissait entrer une lumière un peu rosée par les très grandes fenêtres. Alors que nous étions en train de manger à la terrasse du restaurant établi dans la maison d’en face, nous regardions un troupeau de vaches qui étaient très proches de nous. Elles nous regardaient, nous les regardions. L’une d’entre elles nous fixait dans les yeux et semblait suivre notre conversation. On pouvait sentir son haleine; j’ai même arrêté de manger mon dessert. Nous avons tourné nos chaises pour ne plus la voir ou ne plus la sentir, je ne me rappelle plus très bien. Nous avons demandé l’addition devant l’insistance et la persistance de ce regard bovin. Elle a alors rejoint le troupeau; je me demande encore à ce jour si elle avait été intriguée par notre accent. On était en France après tout.

Le lendemain, dans le champ d’à côté, un troupeau de moutons s’amusait et commença à sauter par-dessus une clôture qui me semblait bien haute. Un mouton qui saute, deux moutons qui sautent, trois … j’allais presque m’endormir quand le quatrième rata son envol et percuta la clôture avec grand bruit. Étourdi, l’animal reprit ses esprits et essaya deux autres fois avant de réussir enfin. Un peu plus et j’applaudissais. Depuis ce temps-là, je ne compte plus les moutons avant de dormir; la seule pensée qu’un d’entre eux pourrait rater son coup me garde éveillé pendant des heures. Vraiment, les animaux basques sont distrayants.

De l’autre côté de l’Atlantique, nous étions en visite chez un ami dans un très beau quartier de Santiago au Chili. Nous avions regagné nos chambres après une première journée bien remplie. Pas besoin de compter les moutons, le sommeil fut rapide jusqu’à ce que nous soyons réveillé à minuit par un bruit. «  As-tu entendu la même chose que moi? » Un chant de coq ! à minuit! au Chili ! dans un quartier chic! On se demandait si on avait rêvé ou si le long vol avait privé notre cerveau d’oxygène…jusqu’à ce que le coq chante à nouveau ! À chaque demi-heure par la suite, le coq nous fit le même coup. Ma femme parlait d’un coq obsédé sexuel et on finit par s’endormir après avoir bien ri. Le lendemain matin, nous avons appris que derrière le haut mur qui séparait les deux propriétés, des travailleurs agricoles qui cultivaient la terre sur la propriété voisine campaient là pendant les récoltes. Le coq et les poules seraient bientôt sur leur table. Le chant du coq était en fait son chant du cygne.

Depuis ce temps-là, quand on voit des vaches, des moutons ou des coqs, on ne peut s’empêcher de sourire ou de rire. Les occasions ne manquent pas.

 


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