J’aime le soleil

Voici un voyage qui a pris une tournure imprévue.
Lors d’un voyage de travail dans le sud des États-Unis un ami d’origine Méditerranéenne décide de s’allonger quelques instants au bord de la piscine, histoire de prendre des couleurs avant le début des rencontres de travail. Je le préviens de la force du soleil d’avril mais il me répond qu’il vient d’un pays de soleil et qu’il sait quoi faire. Moi, je profite du beau temps pour aller marcher au bord de la mer.
À mon retour, j’aperçois de loin une forme rouge posée au-dessus d’une serviette blanche sur une chaise longue. En m’approchant, je me rends compte que cette explosion de rouge est le corps brûlé de mon collègue qui dort paisiblement. Je le réveille et après avoir repris ses esprits il me dit que le soleil lui a fait du bien. J’ai dû le regarder d’un air ahuri ou peu convaincu parce qu’il m’a demandé ce qui se passait.
Je l’ai conduit à sa chambre où il a pu contempler son beau corps rouge écarlate, le tour très blanc de ses yeux – merci les lunettes fumées- et les marques de ses sandales qui lui décoraient les pieds de façon psychédélique.
Il n’en revenait pas, il a ri, jusqu’à ce que la fièvre le fasse grelotter et ce, à 35C sous le soleil. J’ai cherché des médicaments pendant qu’il tremblait sous ses couvertures. Les pilules ont fait leur effet mais il a eu bien du mal à cacher qu’il avait pris du soleil lorsque la réunion commença.
Jean Duquette
Bonne excuse
En sortant de l’aéroport, une femme roule plus vite que la vitesse maximale autorisée lorsqu’elle voit une voiture de police s’élancer à sa poursuite.
Plutôt que d’arrêter, elle accélère, 90km/h, 120km/h, 150km/h. Comme elle voit toujours l’auto de police dans le rétroviseur, elle décide de s’arrêter le long de la route.
La femme policière s’approche et lui dit : « Bon écoutez, j’ai eu une journée misérable, je dois aller chercher mes enfants à l’école. Donnez-moi une bonne excuse et je vous laisse partir »
La coupable réfléchit un peu et dit : » Voici la vérité, mon mari m’a quittée avant que je parte en voyage il y a deux semaines pour aller vivre avec une femme policière ».
- »Je pensais que vous vouliez me le ramener »
- »Bonne raison, vous pouvez partir! »
Voyages de noces
Voilà un voyage dont on se souvient, même si comme cela arrive souvent, le mariage a vécu moins longtemps que le souvenir du voyage.
Nous étions jeunes et encore aux études. Donc sans argent. En septembre, saison des ouragans, la Floride offrait des rabais irrésistibles. Nous avons succombé et nous ne l’avons pas regretté. Le soleil et la chaleur étaient au rendez-vous et à l’exception d’une journée de grandes vagues à cause d’une queue d’ouragan au large. C’était très bien pour le surf et nous avons profité pleinement de cette escapade.
Il y a quelques années, nous avons fait une de ces tournées-nostalgie avec nos enfants, histoire de revoir notre hôtel, et les restaurants où nous avions mangé. Mauvaise idée. L’hôtel avait été démoli et un immeuble de condominiums le remplaçait, quant aux restaurants, des chaînes les avaient remplacés. Morale de cette histoire: ne prenez pas trop de temps pour revoir des lieux de souvenirs et surtout prenez beaucoup de photos!
Pour deux de nos enfants qui ont fait des voyages de noces, ce fut pour l’une, un séjour de plongée sous-marine dans les eaux du Mexique et pour l’autre, une croisière dans les Antilles. La troisième, lorgne du côté de la Polynésie française ou de l’Australie. Les temps changent. D’ailleurs c’est une tendance très forte maintenant d’aller plus loin, de faire plus exotique et même d’organiser la cérémonie à l’étranger, dans des destinations au soleil la plupart du temps.
À Honolulu, il y avait une chapelle sur le site de l’hôtel où nous étions, l’année dernière et il était amusant de voir tous les jours les mariages de jeunes Japonais surtout, qui célébraient cette occasion avec familles et amis.
Comme voyage de noces, mes parents avaient fait une croisière sur le St-Laurent et mes beaux-parents, étaient allés aux Bermudes après avoir visité New York. Plusieurs personnes que je connais ont choisi le Québec et ne l’ont pas regretté, d’autres ont opté pour les mont Poconos en Pennsylvanie. Mais personne de ceux que je connais n’a choisi les chutes du Niagara, pourtant un grand classique dans ce domaine.
Les comportements des gens évoluent, ceux des mariés aussi; ces moments demeurent toutefois des souvenirs d’exception.
Vive les mariés!
Jean Duquette
La technologie pour découvrir une ville
Le tourisme à pied fait un retour remarqué depuis quelques années, porté par l’utilisation de MP3, téléphones cellulaires et autres « PDA » (Blackberry…)
Les groupes de voyageurs qui découvrent une ville en suivant un guide bien informé qui réussira à insérer quelques blagues dans son boniment sont en train d’être remplacés par des gadgets électroniques sur lesquels ont été téléchargés des circuits avec photos, itinéraires, musiques d’époque, etc. Les grandes villes ont donné le ton et peu à peu, les circuits à thèmes se développent: sorcières de Salem au New Hampshire, fantômes de St-Augustine en Floride, histoire du Vieux Québec, Da Vinci Code à Paris.
La technologie a fait exploser les tours autoguidés à Hong Kong, New York, Venise, Paris ou Londres. Des passionnés de leur quartier sont souvent à l’origine de ces circuits qui permettent de découvrir à son rythme des réalités qui ne réussiraient peut-être pas à regrouper 15 marcheurs pour un départ à 10 00 h le mercredi matin une fois par semaine.
Parfois, les guides audio sont gratuits comme le « Boston Freedom Trail Audio Tour » (www.boston.com) , parfois il y a des frais comme c’est le cas pour le « Cell Phone Audio Tour » de New York, ,5,95$, (www.talkingstreet.com) pour un trajet qui comporte 16 arrêts et 40 minutes de narration ou encore, toujours à New York, téléchargeable pour 12$ sur votre MP3 (www.soundwalk.com), un tour d’une heure ou encore pour votre PDA ou IPod un tour de 2 heures avec tableaux et 55 minutes de narration pour les maniaques des détails historiques (14,95$ racontours.com).
Lorsque vous planifiez un voyage, identifiez-les, ils vous feront découvrir les villes à votre rythme et au gré de ce qui vous intéresse.
Les tours traditionnels avec guides ne sont pas morts pour autant: à New York par exemple, vous pourrez suivre le guide dans une trentaine de circuits; choisissez sur bigonion.com et rendez-vous au lieu de rencontre. Les guides imprimés sont également encore très populaires auprès de ceux qui veulent oublier leur Blackberry pendant leurs vacances.
Avec ou sans technologie, ces tours ont tous deux choses en commun: nos pieds et nos jambes. À nous de les garder en bon état de marche.
Magasinage d’automne
Une des activités les plus pratiquées par les touristes ou ceux qui font une excursion d’une journée, c’est certainement le magasinage.
On cherche des souvenirs, on cherche des vêtements, on cherche des gadgets ou des articles scolaires.
Bien sûr, les plus prévoyants ont profité des soldes du mois d’août, mais pour les souvenirs, ça ne s’applique pas. Toutes les villes ont des rues de rassemblement: les rues Ste-Catherine ou St-Denis à Montréal, la rue St-Jean à Québec, la rue St-Charles à Longueuil, la place St-Bernard au Mont-Tremblant; décidément les saints et les saintes ont la cote en matière de magasinage. Bien souvent ce sera la rue Principale qui jouera ce rôle. Toutes les régions ont bien sûr des centres commerciaux dont les parcs de stationnement se remplissent à cette saison.
Plusieurs coins de pays ont des magasins d’usine, véritables temples de la consommation où la clientèle est frénétique dans sa recherche de bonnes aubaines.
Les grandes villes ont des commerces dans tous les quartiers, parfois avec des produits et des saveurs qui viennent d’ailleurs. Ils se sont intégrés facilement dans notre mode de vie et qui font partie de notre quotidien.
Les centres les plus fréquentés par les touristes ont bien sûr les inévitables boutiques de souvenirs qui proposent de tout pour le meilleur ou parfois le pire.
Pour la plupart des touristes, faire des achats qui deviendront des rappels quotidiens de moments heureux est une activité de premier plan. J’aime les boutiques propres et bien peinturées qui présentent bien les produits et où nous sommes accueillis par du personnel prévenant et bien renseigné.
Je n’achète pas tous le temps mais je cherche tout le temps. Je ne suis pas tout seul à faire cela.
Séduisez-moi.
Liza Frulla: la passion du voyage
Parler voyage avec Lisa Frulla est chose facile. C’est comme parler de pur plaisir. C’est sûrement la raison pour laquelle elle avait accepté le poste de présidente au Canal Évasion où se racontent tous les voyages possibles tant par nos producteurs québécois que par ceux de la BBC qui seront à l’honneur depuis septembre dernier grâce à leurs nombreux documentaires. Elle fait maintenant partie du Club des Ex à Radio-Canada, émission animée par Simon Durivage. Il ne faut pas oublier non plus son récent livre Amitié interdite: Liza Frulla – Louise Beaudoin paru aux éditions La Presse en 2007.
Lisa Frulla n’oublie pas l’Italie de ses ancêtres où elle retrouve ses racines en savourant le temps de vivre de nouvelles découvertes, les bons repas pris lorsque la brunante tombe sur les collines du Chianti en Toscane où l’on entend souvent les cloches d’un monastère. C’est à ce moment qu’elle s’imprègne des odeurs nonchalantes des raisins des vignes et des poires qui achèvent de mûrir.
Bien sûr, maintenant lorsqu’elle voyage elle s’assure que son mari n’a pas oublié sa valise dans l’aire de stationnement entre deux voitures comme ce fut le cas, il n’y a pas si longtemps… Elle vérifie aussi, bien avant de partir, les dates des passeports afin qu’elles ne soient pas périmées afin qu’ils ne soient pas interceptés comme une certaine fois… Comme ministre de deux gouvernements, elle aura fait confiance aux gens qui étaient chargés de tous ces détails mais tel n’a pas toujours été le cas pour ceux qui l’accompagnaient.
Avoir pu entendre le meilleur pianiste au monde jouer du Chopin dans la propre maison du compositeur dans la vieille ville d’une Pologne rebâtie est entré dans son calepin de moments inoubliables autant que le fait de contempler la métamorphose de Shanghai de loin sur un bateau glissant sur des eaux très fréquentées. Le Japon et la Suisse elle les apprécie pour la propreté des villes, la gentillesse et la politesse, le savoir-vivre de leurs habitants. De bons commentaires au sujet des États-Unis, elle en a aussi, tant pour la Californie et San Francisco, que pour le Grand Canyon ou la Floride.
Elle s’y sent bien et apprécie les excellents restaurants où pour y avoir une table, elle recommande de faire des réservations avant le départ en demandant une table pour une heure où les gens ont en général terminé de manger.
Le magasinage ou shopping est un sport qu’elle pratique autant en Europe pour les accessoires, les livres et la musique qu’aux États-Unis pour l’incroyable variété de vêtements et les prix imbattables.
Lisa Frulla s’enthousiasme encore pour Santorin, cette île grecque aux maisons blanches aux toits bleus et ses maisons troglodytes et rêve de pouvoir savourer les heures et les minutes qui s’écouleront lors de ses voyages à Florence, à Rapallo, à …
Photos de voyage



