Jean Duquette

Jean DuquetteJean Duquette a travaillé toute sa vie à faire aimer et comprendre le Québec à des clientèles internationales. Il a représenté le Québec à l'étranger à de nombreuses reprises, après avoir dirigé l'action internationale du Québec sur plusieurs territoires dans différents Ministères et, finalement, après avoir contribué de façon décisive à la nouvelle image de marque touristique du Québec et à la stratégie de marketing qui la supporte à titre de Directeur général du marketing à Tourisme Québec.Je n'ai pas à vous préciser qu'il aime voyager, vous l'avez déjà compris.Pour lui, la notion de vacances est sacrée, c'est une obligation essentielle. D'ailleurs, il dit avoir toujours fait une distinction entre les jours de congé que l'on prend ici et là pour faire des petites choses et les jours de vacances qui sont synonymes de découverte ou de repos.Les vacances en famille ont constitué l'essentiel de sa carrière de voyageur; les voyages officiels, pour le travail, arrivaient en 2e place puisqu'ils ne permettaient pas un véritable décrochage. Les voyages à deux sont maintenant de plus en plus fréquents. Dans sa boîte de souvenirs, la France et les États-Unis occupent une place prépondérante. Comment oublier la première arrivée à Paris ou les départs au petit matin en famille pour une plage sur la côte atlantique?La nourriture est très étroitement reliée à ses souvenirs de voyages: une simple pizza à Naples, un buffet de minuit en croisière ou un canard laqué à Pékin.Le Québec a été son premier coup de foudre avec le tourisme et c'est le Québec qui lui a donné le goût d'aller plus loin. Il dit souvent qu'on a de la chance d'avoir accès à Charlevoix, Québec ou Montréal en finalement très peu de temps. Installé dans les Laurentides, il s'étonne encore de la beauté des paysages, de la chaleur des gens et des émotions que le Québec nous propose.Pour lui, l'humour est nécessaire pour poursuivre une vie de voyageur; il prépare avec soin ses voyages mais il sait qu'il est impossible de tout contrôler et qu'il faut s'adapter à une situation imprévue à un moment ou à un autre. Québec, Canada
Vol annulé
Une ligne aérienne forcée d’annuler un vol, place une employée expérimentée pour aider les voyageurs frustrés à trouver d’autres vols.
L’un d’entre eux passe devant tout le monde, et jette son billet sur le comptoir en hurlant : »J’exige de prendre ce vol et en 1ère classe à part ça. »
-« Je regrette monsieur, vous devez retourner à la fin de la file d’attente. »
-« Mais vous savez qui je suis mademoiselle? »
La préposée prend alors le micro et annonce : « Mesdames et messieurs, j’ai à la barrière no 32 un passager qui me demande qui il est. Si vous pouvez l’aider, je vous demande de vous approcher du comptoir. »
En furie le passager regagna la fin de la ligne d’attente sous les rires des autres passagers.
François Méheut, être officier pour voyager
Il est jeune, il aime la mer et il veut voyager. François Méheut, breton jusqu’au bout des doigts, a choisi d’aller étudier à l’École supérieure de navigation d’Anvers pour devenir officier dans la marine marchande et peut-être plus tard, sur un paquebot de croisière.
Les conditions de vie à bord des bateaux des bonnes entreprises de marine marchande sont de très bonne qualité: nourriture abondante et raffinée, installations de sport et, surtout des salaires sans impôts qui sont jusqu’à 3 ou 4 fois supérieurs à ceux versés par les grandes sociétés de croisières au cours des premières années.
Il fait de la voile depuis son enfance en Bretagne et a participé à plusieurs régates. pour lui, l’appel du large est puissant même s’il n’est pas toujours facile dans ce domaine de concilier amour et travail.
Il préfère travailler sur un navire qui ne fait pas une navette régulière entre deux ports, il veut explorer le monde. L’Australie et la Nouvelle Zélande sont des destinations qu’il convoite, pour la nature et pour l’exotisme. Les pirates, encore très actifs dans certaines régions ne lui font pas peur, non plus que les vagues de 20 mètres.
Il aime le Québec qu’il a découvert il y a quelques années, pour ses grands espaces, pour l’hiver et pour les gens. Montréal, Québec, Mont Tremblant et les baleines de Charlevoix sont à son palmarès.
Il se souvient de courses où la mer démontée sur la Manche lui a fait penser un instant que l’équipage ne réussirait pas à atteindre St-Malo.
Il aime le beurre, les restaurants sympathiques, il parle avec un sourire aux lèvres des moules du restaurant Le Béchet à St-Briac-sur-mer ou de restaurants de grand standing comme Rollinger à Cancale.
De l’Irlande, il apprécie les paysages, la culture et les crevettes. D’une tournée en Corse, il garde un bon souvenir.
François a l’enthousiasme de son âge, la mer c’est pour lui, la planète c’est pour lui-aussi. En n’oubliant surtout pas la bouffe!
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Michelle Dufort
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Sports d’hiver
Chaque année, c’est un rituel : on frotte et range les bâtons de golf, on nettoie le vélo et on range nos patins à roues alignées. C’est le changement de la garde dans les hangars, les garages et les sous-sols.
Quelques journées de temps plus froid et on a hâte à la première neige. On en profite pour prendre de l’avance et s’assurer d’être prêt. On regarde les soldes, on visite les boutiques de nos stations de ski préférées ou on fait un tour chez les concessionnaires de motoneiges.
Mais surtout, oui surtout, on nettoie les équipements qu’on a peut-être rangés trop rapidement au printemps et on fait l’examen de nos bottes ou de nos raquettes.
Lorsque les enfants étaient jeunes, nous avions dix skis de fond et dix skis alpins à vérifier. Sans oublier dix paires de bottes à faire essayer en espérant qu’elles feraient encore l’affaire. Ce n’est pas encore techniquement l’hiver avant le 21 décembre mais cette année l’hiver est là depuis quelques semaines. Ceux qui ont pris du retard cette année ratent de belles conditions de neige.
C’est le temps de chercher dans les offres des régions touristiques les forfaits d’hiver qui nous bâtiront des souvenirs, de regarder les brochures ou de fouiller sur internet. Plusieurs ont déjà planifié leurs sorties dans leur agenda, d’autres cherchent encore l’école de ski pour les enfants. Les plus prévoyants et, disons-le, les plus sages, ont déjà commencé leur entraînement sérieux et activent les muscles qui seront bientôt sollicités. Ils sautent, courent et étirent tout avec beaucoup d’enthousiasme. Ils patinent à l’aréna et les ligues de hockey sont toutes en action.
Pour beaucoup d’entre nous, cependant, la préparation n’est pas aussi fébrile. On sortira les équipements à la dernière minute, souvent après la dinde de Noël, et on partira sans plus de cérémonie. Pour la forme, on se rendra compte, encore une fois cette année au retour de notre première sortie, qu’il aurait mieux valu de s’entraîner un peu pour éviter les courbatures ou les blessures.
Peu importe, les activités d’hiver sont là pour quelques mois. Allons jouer dehors. Le Québec nous offre cette chance rare de profiter de la neige sans avoir à faire de longs trajets.
Normand Cazelais, auteur, journaliste passionné de voyage
Passionné, drogué de voyages, Normand Cazelais vit et a vécu en préparant ses valises. Féru de géographie, il détient une maîtrise en géographie, il a été journaliste en tourisme au journal Le Devoir de Montréal et a publié cet automne son dernier livre sur l’Hiver québécois. Il faut dire qu’il en a déjà 23 à son actif dont un roman se déroulant aux Îles de la Madeleine : L’haleine de la mer.
Il avoue avoir contracté le virus du voyage dès son enfance alors qu’il montait avec sa famille à bord des autobus qui menaient les passagers vers des endroits qu’il ne connaissait pas encore. Plus tard il n’a jamais refusé les « tours en machine » qu’il faisait avec ses parents pour explorer davantage le Québec. À la fin de son adolescence, il aimait partir sans préparation un peu là où le vent le menait. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en Californie après avoir traversé le Canada en voyageant sur le « pouce » à l’époque des grandes contestations sur la guerre au Vietnam. Plus tard il a roulé sur les routes du Québec, du Canada, des États-unis et de l’Europe avec ses enfants parce que le plaisir du voyage doit être contagieux. Pourtant il a aimé voyager seul pour préparer des articles qu’il voulait différents de ceux que les autres journalistes pouvaient écrire.
Les balades en automobile, vers la mer ou dans les rangs isolés, lui plaisent beaucoup parce que finalement l’esprit fonctionne différemment quand on s’éloigne du quotidien. Enfin,voyager, c’est le plaisir de découvrir, de se retrouver dans un autre univers, de vivre de nouvelles expériences, que ce soit au Québec, en Californie, en Corse, au Brésil, en Norvège….
Passionné de voyages, de culture, de découvertes, de moments intenses mais éphémères que seuls les voyages peuvent nous faire connaître.
Préparer des bagages est pour lui un jeu d’enfant qu’il a répété un nombre incalculable de fois. Oublier une brosse à dents? Bah! Il sera toujours possible d’en acheter une! Alors pas de liste, pas de méthode autre que l’improvisation renouvelée. C’est selon lui la meilleure façon de voyager. Il faut être ouvert aux imprévus, aux surprises, aux déceptions tout en sachant tirer profit de tous ces moments incontrôlables.
Selon lui, les voyages nous forcent à nous remettre en question et nous enseignent l’humilité parce que tout devient relatif. Loin du travail, les problèmes et les tâches seront réglés par d’autres. Les problèmes sont toujours moins importants après qu’avant le départ. Son plus grand désir serait que l’art de voyager soit enseigné dans les écoles, que ce soit à la limite, une matière obligatoire, pour ouvrir tout le monde à la réalité différente que vit chaque être humain, selon la géographie à laquelle chacun est soumis. Un Inuit ne mange obligatoirement pas la même chose qu’un Africain.
Il ne retient que les bons souvenirs. Les mauvais ne survivent pas aux années qui passent.
Michelle Dufort
Boutique spécialisée
Une vieille dame en visite à Jérusalem constate que sa montre prend du retard et qu’il faut en changer la pile. À la recherche d’une boutique spécialisée, elle entre dans une boutique dont la vitrine est remplie de cadrans et d’horloges.
« J’aimerais avoir une pile pour ma montre SVP. »
« Mais madame on voit bien que vous ne pouvez pas lire notre langue. Vous n’avez pas vu l’enseigne? »
« Non »
« Je pratique des circoncisions. »
« Mais pourquoi avez-vous des horloges dans la vitrine ? »
« Avez-vous une autre idée? Qu’est-ce que vous voulez que je montre dans ma vitrine? »
Photos de voyage





