Jacques Ghennai, maître d’hôtel
Né à Monaco, Jacques Ghennai est maintenant Maître d’hôtel pour la société maritime Princess après avoir étudié à Monte Carlo et y avoir travaillé à l’hôtel de Paris. Avant qu’il ne fasse le choix de la vie en mer sur les bateaux de croisière de Premiere, Regency et Celebrity , sa carrière l’a conduit en Angleterre et en Italie dans des hôtels de grand luxe. À titre de responsable des salles à manger sur le Sapphire Princess, il supervise près de 300 personnes, s’assure de la bonne marche du service et règle les problèmes d’assignation de table dans la salle à manger principale et de réservations dans les autres restaurants.
Chaleureux, enthousiaste et plein d’humour, il aime le contact avec les gens. Je l’ai rencontré dans l’une des sept cuisines du bateau entièrement concue en acier inoxidable.
Il aime la nourriture et le vin mais ne cuisine pas beaucoup lorsqu’il quitte le navire pour rejoindre sa femme et sa fille en République Dominicaine où il réside. Sa recette préférée est le Poulet Ding : Vous placez dans un four à micro-ondes un poulet pour quelques minutes et quand vous entendez « Ding » c’est prêt!
Il apprécie l’arrivée d’Internet et des téléphones par satellite qui a beaucoup réduit les longues périodes d’ennui en mer.
Il aime l’Asie, Barcelone et Vancouver et semble apprécier particulièrement le magasinage pour des produits de qualité à Singapour autant que pour les souvenirs exotiques au Vietnam.
Il est fier d’être sur un bateau ultra moderne qui est en plus écologique. Pas de rejet en mer, tout est traité à bord sauf pour les plastiques et le verre qui sont envoyés au recyclage à certaines escales. Le Sapphire Princess produit même son eau potable à partir de l’eau de mer.
Les quantités de nourriture préparées par les 7 cuisines sont étonnantes, 140 tonnes par croisière dont 400 gallons de vinaigrette, 110 000 livres de porc et 85 000 livres de fruits et légumes frais. Au total, 4 millions et demi de repas par année! Les ingrédients et produits sont acheminés à partir des États-unis sauf pour quelques fruits et légumes locaux.
Jacques Ghennai a toujours le mot pour rire et pour lui la sécurité des passagers et la salubrité des aliments n’ont droit à aucun compromis. Il s’amuse à dire qu’il est moitié français, moitié italien. Son père insistait pour dire qu’en haut de la ceinture, c’était français et que le restant était italien!
Michelle Dufort.
Sentier des Caps de Charlevoix
Vivez l’intensité d’une expérience naturelle et laissez-vous envelopper par le mariage des montagnes qui plongent dans le St-Laurent! Traversant la forêt boréale et des forêts anciennes, ce sentier vous mènera à de magnifiques points de vue sur le fleuve, l’archipel de Montmagny et l’Isle-aux-Coudres.
Randonnée pédestre, raquette et ski nordique. Longue randonnée: trek de 2 à 7 jours. 48 km de la réserve faunique de Cap Tourmente au village de Petite-Rivière-St-François, en refuges ou camping. Transport des sacs et des véhicules. Excursions d’un jour: plusieurs parcours de 5 à 12km à St-Tite-des-Caps et au sommet du Massif Centre de ski de fond au sommet du Massif. 64.9km. La Grande Liguori avec sa vue plongeante sur l’Isle-aux-Coudres est un incontournable.
Mets du feu dans la cheminée
La chanson de Jean-Pierre Ferland me revient souvent en tête lorsque la saison des « feux de foyer », comme on dit ici, commence.
Les premiers signes sont au début de l’automne. On commence à voir des camions remplis de bûches sur les routes et des monticules se multiplient devant les chalets, les maisons, les hôtels, les auberges et les restaurants. Une autre indication certaine : les tours de reins que plusieurs se prennent en cordant le bois avec peut-être un peu trop d’ardeur!
Ma saison de brûleur de bois commence souvent un petit matin alors que la nuit a été froide et que les planchers le rappellent à mes pieds. L’odeur du bois qui brûle et la douce chaleur qui l’accompagne créent une atmosphère presque magique malgré notre look d’enfer en pyjama et nos têtes de gens qui se réveillent.
Mon autre classique personnel est le feu de fin d’après-midi ou de soirée quand il pleut ou quand il neige. On sort un bon livre, du moins on espère qu’il sera bon, ou on écoute de la musique ou un film avec en toile de fond, le crépitement du bois et le rougeoiement des murs et des plafonds. J’aime le teint que cela donne à tout le monde, on dirait qu’on revient tous de vacances.
J’aime bien aussi aller dans des restaurants qui ont des bûches qui flambent, j’aime bien entrer dans le lobby d’un hôtel où un feu nous accueille. Je me rappelle avec beaucoup de bonheur la chambre d’une auberge où une petite flambée qui nous attendait a donné à la soirée un air de fête à un moment où nous en avions besoin.
Oui, mets du feu dans la cheminée.
Nick Bates, capitaine du Sapphire Princess
Lors d’une récente croisière en Asie, j’ai eu la chance de rencontrer Nick Bates, un Irlandais plein d’humour qui est capitaine du Saphhire Princess, un géant des mers de 110,000 tonnes qui peut accueillir 3100 passagers.
Son grand père et son père étaient sur les mers; il acheta son premier bateau à l’âge de neuf ans, fit des études en navigation à Belfast, travailla dans la marine marchande puis sur les bateaux de croisière, notamment le QE2.
Il est passionné de technologie et lorsque j’étais avec lui au départ de Nagasaki sur le pont de navigation, je ne pouvais qu’être intriguée de constater qu’un navire de cette taille, de cette envergure, se manoeuvrait aussi facilement avec un joystick de jeu vidéo et deux petites manettes pour les moteurs de côté.
C’est difficile à croire, mais ce capitaine aime le jardinage. Encore plus difficile à croire, il aime faire du voilier avec son frère pendant ses vacances et oui, il est en actuellement en train de planifier une croisière sur le Nil en Égypte pour son prochain voyage.
La vie en mer lui plaît bien, même s’il a rencontré des vagues de 20 mètres dans sa carrière. Les bateaux sont faits pour ça, dit-il en souriant. Il aime bien manger sur le bateau parce qu’il peut choisir ce qu’il veut; à la maison, « je dois manger toutes les assiettes que ma femme me prépare ». Sa femme, qu’il a rencontrée il n’y a pas si longtemps lorsqu’elle s’était inscrite comme passagère sur son bateau de croisière va souvent le rejoindre en mer mais son équipage prend également une grande place dans sa vie.
destinations préférées : l’Alaska et le Nord-est des États-unis et du Canada. À cause du climat plus frais qu’il préfère aux grandes chaleurs humides.
Pendant ses temps libres, il écrit. Son dernier livre, A pinch of salt , est un recueil de pensées et d’histoires de navigateur .
Le Guide Debeur
Lorsque je voyage au Québec, j’ai toujours mon Guide Debeur dans l’automobile ou ma valise. Cette revue gourmande des Québécois en est à sa 23e édition et elle fait partie de mon arsenal de touriste depuis plusieurs années.
Les commentaires sont refaits à chaque année et j’ai souvent eu l’occasion de faire des découvertes intéressantes dans des régions que je connaissais moins et souvent, même, à Montréal et Québec.
Les suggestions de restaurants sont le cœur de cet ouvrage qui fait 224 pages mais on y parle aussi de traiteurs, de vins, de gastronomie, d’événements touristiques.
Je trouve particulièrement intéressante les adresses gourmandes qui nous présentent des Fournisseurs de la table pour les régions de Montréal et Québec. On y retrouve les bons fromagers, les marchés publics, les épiceries fines et bien d’autres lieux pour satisfaire nos papilles.
Vers la fin du Guide, j’utilise souvent les rubriques spéciales : restaurants qui accueillent des groupes, qui ont des menus pour enfants, où on peut danser, où on peut apporter son vin, qui offrent des terrasses, proposent un brunch ou encore des eaux embouteillées au Québec.
Les étoiles et les prix nous permettent de faire des choix en fonction de nos moyens et de notre humeur du jour.
L’édition 2008 nous parle de l’île de St Martin et des Côtes-de-Provence. Elle nous présente aussi les petites nouvelles de la revue gourmande. Le 400e anniversaire de Québec est à l’honneur.
Si vous aimez manger et si vous aimez le Québec, aidez-vous à vivre pleinement vos passions en voyageant avec le Guide Debeur.
Marchés publics et marchés aux puces
Il suffit de chercher une place de stationnement autour d’un marché en plein air durant une fin de semaine pour réaliser à quel point beaucoup d’entre nous aiment cette activité. Les marchés des maraîchers ont véritablement explosé depuis quelques années; il y en a partout. Chacun a toutefois son caractère, son atmosphère, à cause du lieu, des marchands et des clients. Les produits se ressemblent, on ne peut pas inventer des fruits et des légumes même si des spécialités régionales peuvent parfois nous surprendre. C’est plutôt dans les produits alimentaires artisanaux qu’on retrouve les saveurs d’une région. Je pense ici aux confitures, aux pains, aux tartes, au miel et bien sûr aux fromages et aux différents alcools. Quoi de plus excitant que de découvrir un nouveau goût, une nouvelle texture qu’on pourra ramener à la maison. Les marchés aux puces attirent les chasseurs d’aubaines avec une offre très variée et parfois, avouons-le, inégale en qualité et en intérêt. Il y en a pour tous les goûts et les véritables experts en chasse aux trésors s’amusent autant à chercher qu’à trouver. Ces rassemblements me rappellent beaucoup les marchés itinérants en France qui reviennent dans une ville à chaque semaine et au même jour. Sauf que chez nous, les marchés aux puces sont dans des lieux permanents davantage comme ceux de St-Ouen au nord de Paris ou de Portobello à Londres. Parmi les attraits les plus intéressants pour fréquenter les marchés publics, il y a certainement le contact avec les vendeurs et l’observation des clients. Les Québécois aiment parler et fraterniser et dans ce contexte, leur chaleur humaine prend toute sa force; si vous avez le goût d’une petite jasette, allez au marché, vous pourrez y trouver en même temps que votre ketchup maison préféré ou un pantalon pour les vacances.
Photos de voyage









