Chen, guide touristique à Beijing
Il voulait qu’on l’appelle Patrick mais son nom chinois est Chen. Il était notre guide francophone lors d’un court séjour à Beijing.
Jeune, enthousiaste, infatigable, rieur, blagueur et surtout très compétent. Il nous a expliqué de façon très détaillée les changements que traverse la Chine avec une grande clarté et une foi dans l’avenir et le progrès qui était belle à voir et à entendre.
Je l’ai rencontré dans le lobby du Ritz Carlton de Beijing avant le début d’une journée de visites plutôt chargée. Père de deux enfants, il est marié à une femme qui travaille pour une société américaine. Il a appris le français qu’il parle très bien à l’Institut des langues étrangères et a travaillé pour une l’Agence de presse de Chine pendant quelques années. L’Agence de Presse Xinhua (Chine nouvelle) est une agence de presse officielle de la République populaire de Chine, qui figure parmi les grandes agences de presse modernes dans le monde.
Comme il le souligne, pour être un guide compétent il faut faire des études et approfondir régulièrement ses connaissances en histoire, en politique et en droit. Il ne faut jamais tenir de discours ou de propos qui pourraient être offensants pour les touristes.
Il avoue aimer, comme beaucoup de chinois, jouer à la bourse.
Il accompagne des groupes de touristes chinois en France, en Suisse et en Belgique mais n’a jamais visité le Québec car le Canada n’a pas encore reçu le statut de destination autorisée pour les touristes chinois.
Il aime découvrir l’histoire d’ailleurs et faire comprendre celle de son pays.
Trop jeune pour avoir une longue feuille de route de voyageur, il rêve comme bien d’autres de sa génération d’un voyage en Australie. Guide depuis près neuf ans, il caresse des projets d’affaires.
Si vous allez en Chine et cherchez un guide francophone, contactez-le, vous serez bien renseignés et servis.
courriel: Patrickchen70@163.com
Tel : 008613901232184
Michelle Dufort.
Rédactrice en chef
Histoires d’animaux
Je n’ai jamais eu d’animal domestique. J’ai presque toujours vécu en ville et avec trois enfants, j’en n’ai jamais ressenti le besoin. Je ne suis donc pas la meilleure personne pour vous parler d’animaux mais les anecdotes suivantes n’ont rien avoir avec Toutou ou Minette. Je garderai mes commentaires sur les hôtels pour animaux pour une autre fois…
L’intrusion non sollicitée d’animaux dans le cours de nos vacances est d’une toute autre nature. En voici quelques exemples.
En voyage dans le pays basque en France, nous avions loué une chambre à Ascain dans une très jolie maison à l’architecture traditionnelle; j’aime bien les chambres d’hôte à la campagne quand elles offrent un bon confort. Je me rappelle encore du lever du soleil sur les montagnes qui laissait entrer une lumière un peu rosée par les très grandes fenêtres. Alors que nous étions en train de manger à la terrasse du restaurant établi dans la maison d’en face, nous regardions un troupeau de vaches qui étaient très proches de nous. Elles nous regardaient, nous les regardions. L’une d’entre elles nous fixait dans les yeux et semblait suivre notre conversation. On pouvait sentir son haleine; j’ai même arrêté de manger mon dessert. Nous avons tourné nos chaises pour ne plus la voir ou ne plus la sentir, je ne me rappelle plus très bien. Nous avons demandé l’addition devant l’insistance et la persistance de ce regard bovin. Elle a alors rejoint le troupeau; je me demande encore à ce jour si elle avait été intriguée par notre accent. On était en France après tout.
Le lendemain, dans le champ d’à côté, un troupeau de moutons s’amusait et commença à sauter par-dessus une clôture qui me semblait bien haute. Un mouton qui saute, deux moutons qui sautent, trois … j’allais presque m’endormir quand le quatrième rata son envol et percuta la clôture avec grand bruit. Étourdi, l’animal reprit ses esprits et essaya deux autres fois avant de réussir enfin. Un peu plus et j’applaudissais. Depuis ce temps-là, je ne compte plus les moutons avant de dormir; la seule pensée qu’un d’entre eux pourrait rater son coup me garde éveillé pendant des heures. Vraiment, les animaux basques sont distrayants.
De l’autre côté de l’Atlantique, nous étions en visite chez un ami dans un très beau quartier de Santiago au Chili. Nous avions regagné nos chambres après une première journée bien remplie. Pas besoin de compter les moutons, le sommeil fut rapide jusqu’à ce que nous soyons réveillé à minuit par un bruit. « As-tu entendu la même chose que moi? » Un chant de coq ! à minuit! au Chili ! dans un quartier chic! On se demandait si on avait rêvé ou si le long vol avait privé notre cerveau d’oxygène…jusqu’à ce que le coq chante à nouveau ! À chaque demi-heure par la suite, le coq nous fit le même coup. Ma femme parlait d’un coq obsédé sexuel et on finit par s’endormir après avoir bien ri. Le lendemain matin, nous avons appris que derrière le haut mur qui séparait les deux propriétés, des travailleurs agricoles qui cultivaient la terre sur la propriété voisine campaient là pendant les récoltes. Le coq et les poules seraient bientôt sur leur table. Le chant du coq était en fait son chant du cygne.
Depuis ce temps-là, quand on voit des vaches, des moutons ou des coqs, on ne peut s’empêcher de sourire ou de rire. Les occasions ne manquent pas.
Photos de voyage

