17 déc 2007, 1:46
Interviews/Entrevues
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Normand Cazelais, auteur, journaliste passionné de voyage

 

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Normand Cazelais

Passionné, drogué de voyages, Normand Cazelais vit et a vécu en préparant ses valises. Féru de géographie, il détient une maîtrise en géographie, il a été journaliste en tourisme au journal Le Devoir de Montréal et a publié cet automne son dernier livre sur l’Hiver québécois. Il faut dire qu’il en a déjà 23 à son actif dont un roman se déroulant aux Îles de la Madeleine : L’haleine de la mer.

 Il avoue avoir contracté le virus du voyage dès son enfance alors qu’il montait avec sa famille à bord des autobus qui menaient les passagers vers des endroits qu’il ne connaissait pas encore. Plus tard il n’a jamais refusé les « tours en machine » qu’il faisait avec ses parents pour explorer davantage le Québec. À la fin de son adolescence, il aimait partir sans préparation un peu là où le vent le menait. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en Californie après avoir traversé le Canada en voyageant sur le « pouce » à l’époque des grandes contestations sur la guerre au Vietnam. Plus tard il a roulé sur les routes du Québec, du Canada, des États-unis et de l’Europe avec ses enfants parce que le plaisir du voyage doit être contagieux. Pourtant il a aimé voyager seul pour préparer des articles qu’il voulait différents de ceux que les autres journalistes pouvaient écrire.
 
Les balades en automobile, vers la mer ou dans les rangs isolés, lui plaisent beaucoup parce que finalement l’esprit fonctionne différemment quand on s’éloigne du quotidien. Enfin,voyager, c’est le plaisir de découvrir, de se retrouver dans un autre univers, de vivre de nouvelles expériences, que ce soit au Québec, en Californie, en Corse, au Brésil, en Norvège….

Passionné de voyages, de culture, de découvertes, de moments intenses mais éphémères que seuls les voyages peuvent nous faire connaître.

Préparer des bagages est pour lui un jeu d’enfant qu’il a répété un nombre incalculable de fois. Oublier une brosse à dents? Bah! Il sera toujours possible d’en acheter une! Alors pas de liste, pas de méthode autre que l’improvisation renouvelée. C’est selon lui la meilleure façon de voyager. Il faut être ouvert aux imprévus, aux surprises, aux déceptions tout en sachant tirer profit de tous ces moments incontrôlables.

Selon lui, les voyages nous forcent à nous remettre en question et nous enseignent l’humilité parce que tout devient relatif. Loin du travail, les problèmes et les tâches seront réglés par d’autres. Les problèmes sont toujours moins importants après qu’avant le départ. Son plus grand désir serait que l’art de voyager soit enseigné dans les écoles, que ce soit à la limite, une matière obligatoire, pour ouvrir tout le monde à la réalité différente que vit chaque être humain, selon la géographie à laquelle chacun est soumis. Un Inuit ne mange obligatoirement pas la même chose qu’un Africain.

Il ne retient que les bons souvenirs. Les mauvais ne survivent pas aux années qui passent.

 

Michelle Dufort

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