Les Ponts couverts au Québec, témoins des siècles passés
De nos jours, les ponts couverts sont synonymes de paysages bucoliques. Dans l’arrière-pays, enjambant les cours d’eau, ils font rêver par leur couleur rouge. Pourtant, autrefois, leur utilité allait bien au-delà de l’esthétisme. Au XIXe siècle, ajouter un toit aux ponts de bois signifiait des économies considérables quant aux frais d’entretien et prolongeait leur durée de vie. En effet, les toitures permettaient de protéger les structures (principalement le tablier) contre les assauts du vent, de la pluie et du soleil qui endommageaient prématurément le bois.
Même si plusieurs ponts couverts ont vu le jour à la fin des années 1800, la grande majorité de ceux-ci ont été construits au cours du XXe siècle; notamment lors de la crise économique des années trente, afin de fournir du travail aux chômeurs, ce qui valut aux ponts le surnom de « ponts de la crise ». À une certaine époque, on retrouvait plus de 1 000 ponts couverts sur le territoire québécois. Laissés à l’abandon, en raison des évolutions vécues dans le domaine de la construction, de l’ingénierie et du transport, ils ont par la suite fait l’objet d’actions de conservation visant à sauver ces richesses du patrimoine québécois.
Aujourd’hui, il reste moins d’une centaine de ponts couverts sur le territoire québécois. On les retrouve dans une douzaine de régions touristiques, longeant le fleuve Saint-Laurent pour la plupart. Pour les découvrir, il suffit de quitter les grandes autoroutes et d’emprunter les chemins secondaires et les rangs de village. Une signalisation en bordure de route indique les endroits où se trouvent les ponts.
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