Mets du feu dans la cheminée
La chanson de Jean-Pierre Ferland me revient souvent en tête lorsque la saison des « feux de foyer », comme on dit ici, commence.
Les premiers signes sont au début de l’automne. On commence à voir des camions remplis de bûches sur les routes et des monticules se multiplient devant les chalets, les maisons, les hôtels, les auberges et les restaurants. Une autre indication certaine : les tours de reins que plusieurs se prennent en cordant le bois avec peut-être un peu trop d’ardeur!
Ma saison de brûleur de bois commence souvent un petit matin alors que la nuit a été froide et que les planchers le rappellent à mes pieds. L’odeur du bois qui brûle et la douce chaleur qui l’accompagne créent une atmosphère presque magique malgré notre look d’enfer en pyjama et nos têtes de gens qui se réveillent.
Mon autre classique personnel est le feu de fin d’après-midi ou de soirée quand il pleut ou quand il neige. On sort un bon livre, du moins on espère qu’il sera bon, ou on écoute de la musique ou un film avec en toile de fond, le crépitement du bois et le rougeoiement des murs et des plafonds. J’aime le teint que cela donne à tout le monde, on dirait qu’on revient tous de vacances.
J’aime bien aussi aller dans des restaurants qui ont des bûches qui flambent, j’aime bien entrer dans le lobby d’un hôtel où un feu nous accueille. Je me rappelle avec beaucoup de bonheur la chambre d’une auberge où une petite flambée qui nous attendait a donné à la soirée un air de fête à un moment où nous en avions besoin.
Oui, mets du feu dans la cheminée.
Photos de voyage